Vieillissement cutané et génétique – les avancées

par manonsafavi

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Aujourd’hui, la lutte contre le temps qui passe est une priorité beauté pour de nombreuses femmes. Aussi, les résultats de l’étude Multi-Decade & ethnicity, encadrée par la marque américaine Olay font réfléchir. La fin de toutes ces injonctions anti-âge: pas d’alcool, pas de viande, pas de lait de vache, pas de soleil ? Pas si sûr.

Peau hors-norme et peau normale ?

Menée auprès de 350 femmes entre 20 et 70 ans, d’origine ethnique différente, l’enquête met en évidence le rôle de la génétique dans le cutané. Les experts ont classé les participantes par catégorie. Celles qui paraissaient avoir 15, 20 voire 25 de moins que leur âge ont été mises dans la case des « Exceptional Skin Agers ». Pour résumer, les veinardes qui font bien plus jeunes que leur âge. Une fois ces participantes isolées, les scientifiques ont examiné leurs gênes afin d’y découvrir des points en commun ou au contraire des différences avec le reste des participantes.

 

Des différences génétiques

Les résultats ont été sans appel, environ 2000 gènes ont été identifiés comme différents de ceux d’une personne lambda. Les chanceuses produisent plus d’énergie pour réparer et renouveler leurs cellules, mais aussi pour fabriquer du collagène, que les autres. Le schéma du vieillissement cutané classique veut qu’aux alentours de 30 ans, les femmes commencent à produire moins d’énergie pour le renouveau cellulaire. Chez les participantes avec des peaux particulièrement non-marquées, les analyses sont saisissantes, elles ne connaissent pas ce ralentissement, ou alors, bien plus tard. En terme ethnique, l’étude a permis de démontrer scientifiquement que les Afro-Américaines, par exemple, observent les premiers signes de vieillissement une dizaine d’années plus tard que les Caucasiennes.

Cette recherche scientifique interroge sur deux points. Tout d’abord, est-il possible de recouper les données recueillies sur le renouvellement cellulaire avec d’autres facteurs comme l’ de vie, par exemple ? Ces femmes ne bénéficient-elles pas d’une conjonction de facteurs. C’est-à-dire à la fois un patrimoine génétique favorable et des habitudes saines qui ont augmenté encore plus la beauté de leur peau ? Cette question reste encore entière.

Rajeunir avec des crèmes ?

Une deuxième interrogation nous brûle les . Pour celles qui ont un renouvellement cellulaire normal voire paresseux, les soins cosmétiques peuvent-ils aider à la régénération des cellules et à la production de collagène ? D’après les scientifiques qui ont mené l’enquête, la réponse est oui. Ils sont sans appel, certains ingrédients peuvent tout à fait aider à activer davantage la production d’énergie bénéfique à la peau. Certains se risquent même à avancer qu’une femme avec un capital génétique moyen a la possibilité de rejoindre le groupe des happy few avec des crèmes adaptées.

Le laboratoire qui a mené l’étude recommande aux femmes d’effectuer des test similaires afin d’avoir toutes les clefs en main pour lutter contre le vieillissement cutané. On imagine donc que dans un futur plus ou moins proche, les cosmétiques seront personnalisés en fonction des besoins précis de la personne. Pour l’instant, on vous recommande quand même de continuer à suivre les principes de bases, ça ne peut pas faire de mal.

Mieux vaut prévenir que guérir, non ?