L’histoire des protections solaires

par magali

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Depuis l’apparition de l’espèce humaine, on essaie de se protéger du soleil et de ses dangers. Dans l’ancienne Égypte ainsi qu’en Asie, on se servait de pour contrer les rayons lumineux ainsi que de vêtements amples et de chapeaux. En Inde, les ombrelles étaient très appréciées. D’ailleurs, la première fonction du parapluie, inventé il y a 4000 ans, était de protéger du soleil et non de la pluie. La était donc déjà au cœur des préoccupations il y a de nombreux siècles…

Shoot Gilbert Benesty Beautistas

Le hâlé fut à la mode de façon périodique. Durant l’Antiquité, l’exposition du soleil était recommandée pour ses bienfaits sur le moral (c’est en 1888 que le docteur Paul Pouzet mit au point l’Héliothérapie). Plusieurs siècles plus tard, pour la classe aristocratique, il fallait avoir le teint diaphane pour marquer un contraste avec les paysans, ayant la peau tannée de par leur travail au soleil. A cette époque, la peau laiteuse était associée à la richesse et la distinction. Pour éviter les rayons lumineux, les nobles se servaient de produits à base de plomb, qui en « fin de compte » étaient évidemment très nocifs.

beautistas-coco-chanelCe n’est qu’à partir du 20ème siècle que les avantages du soleil sur la peau furent découverts. Les chercheurs découvrirent la synthèse de la vitamine D mais pourtant, le teint bronzé ne fut pas encore adopté. Enfin, un siècle plus tard, la frénésie autour du commença alors. Les femmes (tout comme les hommes) voulurent ressembler aux modèles sur les couvertures de magazines et s’exposèrent donc au soleil avec excès. En 1920, la star Coco Chanel prit un coup de soleil impressionnant sur la Côte d’Azur et déclencha chez ses fans un désir d’émulation. Durant la décennie suivante, la peau hâlée représenta un véritable must-social, oublié le teint diaphane ! Il existait à l’époque des huiles (coco, vanille etc) mais elles ne protégeaient en aucun cas des rayons lumineux.
C’est Eugène Schueller, chimiste alsacien et futur créateur de L’Oréal qui trouva la solution. Agacé d’avoir des brûlures à cause du soleil, il en fit une affaire personnelle. Avec l’aide de chercheurs, il mit au point la première ambre solaire. Celle ci était composée d’eau, d’huile, de vitamine E et C, d’apaisants ainsi que d’agents hydratants. Le slogan « sans brûler » fut lancé. Cette protection solaire fut d’abord vendue uniquement sur la Côte d’Azur, lieu de sa création. Mais cette huile solaire ne convenait pas à toutes les peaux, plus ou moins fragiles…

C’est seulement durant les Fifties que les indices de protection furent créés. Leur succès fut fulgurant, le soleil n’était désormais plus un ennemi et cela pour tout le monde. Pour certains, l’exposition au soleil devint même vital puisque 20 ans plus tard, on venta les mérites du bronzage accéléré. Plus de protection, on recouvrait simplement sa peau de graisse servant à traire les animaux, contenant donc aucun filtre. Au fur et à mesure, cette graisse fut remplacée par le monoï, huile hydrante au parfum envoûtant.

shoot solaire beautistas par Gilbert BenestyDe nos jours, même si le bronzage est de moins en moins adulé, il reste encore énormément recherché. Synonyme de vacances, de sensualité, le teint caramel en fait rêver plus d’un(e). Mais depuis de nombreuses années, la prévention sur les risques du soleil s’est propagée. Il ne s’agit plus de simples coups de soleil ou de brûlures mais de réels dangers. Les mélanomes, les allergies au soleil ainsi que la cataracte font partie des risques du soleil. Les pharmacies proposent dorénavant de nombreux types de protection solaire : crème, mousse, huile, waterproof, parfumée, activant la mélanine, etc. En soi, plus d’excuses pour ne pas se protéger (13 millions de crèmes solaires sont vendues chaque année). Mais le progrès ne s’arrête pas là, des chercheurs britanniques travaillent sur l’idée de pilules protégeant la peau contre le soleil durant plusieurs semaines. Affaire à suivre…