Comment reprogrammer son corps pour aimer ce qui est sain

par agatheverguin

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D’après les scientifiques, deux semaines suffisent pour supprimer de son alimentation les aliments trop gras et trop sucrés, et reprogrammer ainsi son pour n’aimer que des aliments sains. Comment ? En résistant à la tentation grâce à quatre stratégies, testées ET approuvées par les nutritionnistes eux-même !

Nous sommes génétiquement programmés pour aimer ce qui est gras et sucré. Mais d’après une étude de la Tufts University, pas de fatalité ! Si pendant deux semaines, nous ne mangeons que des aliments bons pour la santé, notre cerveau va peu à peu préférer ce qui est sain. « De nouvelles connexions neuronales se créent tandis que d’autres se mettent en sommeil » explique l’auteure de l’étude Susan B. Roberts, chercheuse en nutrition. Et pour y arriver, il suffit de suivre ces quatre stratégies qui ont déjà fait leurs preuves. On vous explique la démarche à suivre.

Faire des compromis

Selon une étude réalisée par la Duke University, nous préférerions manger un cookie + trois quartiers de pommes plutôt que quatre cookies. Même constat avec des chips et des carottes. Pourquoi ? « Se contenter d’une petite portion d’aliment gras ou sucré et compenser par quelque chose de sain permet de satisfaire ses envies tout en gardant une ligne de conduite healthy » explique la chercheuse Peggy J. Liu. Continuez donc de remplacer les frites par la salade quand vous mangez un burger, cela vous permettra en plus d’avoir bonne conscience, de rester en bonne santé.

©getty

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Transpirer régulièrement

Peter Hall, chercheur en Kinésiologie à la Waterloo University affirme que « faire du cardio est la meilleure manière de muscler son self-control ». Sa découverte ? Les adeptes de la junk food ont une activité plus faible du cortex préfrontal dorsolatéral, par rapport aux personnes ayant une alimentation saine plus régulière. Pour développer l’activité de cette partie du cerveau, il suffirait donc de pratiquer au moins 150 min de cardio par semaine ou, 20 min par jour. En plus d’un cerveau plus musclé, vous bénéficierez d’un meilleur sommeil ce qui contribue à renforcer la volonté. Un cercle vertueux en somme.

Se distraire

Il est important de garder une activité cérébrale en permanence si on ne veut pas succomber à l’appel du grignotage. Ainsi, il a été démontré que jouer pendant quelques minutes à un jeu virtuel permettait de zapper les fringales (d’après une étude de la Plymouth University). En effet, « la coordination qu’il faut mettre en oeuvre entre regard et main laisse peu de place pour penser à une glace » explique Jackie Andrade, professeure de psychologie et auteure de l’étude. Il est « difficile de rester centré sur une image mentale même alléchante quand on a le regard rivé sur quelque chose en mouvement ». Les jeux vidéos, nouveau coupe-faim ?

©getty

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Se surveiller quand on est affamé

De nombreuses études montrent que l’organisme développe peu à peu une appétence pour les aliments consommés en cas de grandes faims. Il est donc important de surveiller son alimentation et limiter les aliments trop riches, trop gras ou trop sucrés. Ainsi, si l’on est accro aux snacks, notamment à l’heure du goûter, il est préférable de consommer des fibres et des protéines. Exemple : une biscotte complète + beurre de cacahuète ou un oeuf dur + du raison sont bien meilleurs d’un point de vue nutritionnel que le Kinder bueno (même si ça, on le savait déjà). Prendre l’habitude d’avoir ce genre de snack est donc important puisque à la longue, c’est ce qui finira par nous faire envie.

Il n’a jamais été aussi simple de reprogrammer son corps pour avoir une alimentation plus saine. Tout est bien évidemment question de volonté ET de motivation mais le résultat au long terme est quand même satisfaisant, et donne envie d’essayer ces stratégies. Si en plus leur efficacité est prouvée scientifiquement, que demander de plus ?