Comment choisir son auto-bronzant ?

Comment choisir son autobronzant ?

beautistas-comment-choisir-son-autobronzant

Lorsque l’on veut protéger sa peau des méfaits du soleil mais que la vue de notre peau blanche nous déprime, il est temps de se faire un allié… et l’autobronzant est un ami qui nous veut du bien ! N’ayez pas peur et oubliez les traces orange : les formules ont évolué ! Le hâle est plus uniforme, plus naturel et l’application devient de plus en plus facile. Alors sautez le pas ! On vous donne toutes les règles pour bien choisir l’autobronzant qui vous convient.

Autobronzant : bronzer dans danger !

Le soleil, on l’aime parce qu’il fait du bien au moral, qu’il est essentiel pour la synthèse de vitamine D et parce qu’il nous permet de prendre une jolie couleur dorée.
Oui mais voilà, on ne peut plus nier les méfaits des UV : outre le risque de cancer de la peau, les rayons brûlent les cellules et accélèrent le vieillissement cutané, creusant les rides et diminuant la fermeté et l’élasticité de la peau. Comme on veut préserver notre capital jeunesse et prendre soin de nous, on protège notre peau des UV en se voilant d’une protection solaire. Elle filtre les UV pour nous permettre de bronzer progressivement et sans danger, tout en nous permettant de produire notre vitamine D et de profiter de la luminothérapie.

Le problème : on n’a pas forcément le temps de bronzer (parce qu’on travaille un peu quand même), on n’a pas forcément de soleil (on n’habite pas tous près de la Méditerranée) et pourtant, on aimerait bien un joli hâle doré. La solution : l’autobronzant !

Oubliez les idées reçues : les autobronzants ont évolué ! Les nuances sont bien plus naturelles, loin de l’orange tant redouté ; les formules s’appliquent plus facilement, en laissant moins de traces. De quoi conquérir nos cœurs… et notre peau !

beautistas-autobronzant-danger-soleil

Comment ça marche un autobronzant ?

La réaction autobronzante se fait grâce à deux molécules : la DHA (DiHydroxyAcétone) et l’Erythrulose, deux sucres naturels issus des végétaux (l’un issu du maïs, de la canne à sucre ou du colza, l’autre de la framboise). Ces molécules, une fois appliquées sur la peau, vont réagir avec les composants des cellules en générant des pigments bruns, les mélanoïdines : cette transformation est appelée réaction de Maillard. Les pigments colorent ainsi la couche la plus superficielle de la peau, l’épiderme, pour donner le fameux hâle recherché !

Les anciens autobronzants ne contenaient que de la DHA, ce qui ne donnait pas une couleur très naturelle (d’où la fameuse couleur orange…). Depuis quelques années, on l’associe donc à de l’Erythrulose, pour une action complémentaire :
– la DHA réagit rapidement avec les acides aminés de la peau. Les autobronzants pour peaux claires contiennent environ 3% de DHA, tandis que ceux pour peaux mates en contiennent 5%. C’est elle qui va déterminer l’intensité du hâle !
– l’Erythrulose réagit plus progressivement mais donne une coloration plus homogène, moins orangée. On en retrouve 1 à 3% dans les formulations.

Par conséquent, l’auto-bronzage n’a rien à voir avec le bronzage naturel, qui lui implique la production de mélanine. C’est cette mélanine produite par notre organisme qui est capable d’absorber les UV et de protéger notre peau du soleil. Les pigments de mélanoïdine obtenus par auto-bronzage ne sont qu’une coloration superficielle… Traduction : un autobronzant ne protège pas du soleil !

beautistas-comment-choisir-son-autobronzant

Choisir la bonne texture d’autobronzant

Au niveau de la formulation, préférez ceux qui sont enrichis en actifs hydratants, comme la glycérine ou l’aloe vera. En effet, la réaction colorante se fait en puisant de l’eau dans la peau, ce qui a tendance à la dessécher. Il faut donc anticiper et hydrater la peau en même temps !
Si la formule contient également des antioxydants (comme la vitamine E), c’est un plus : ils vont permettre de protéger les composants des cellules contre l’oxydation pour lutter contre les signes du vieillissement. Autant allier le bronzage au soin !

Avant de jeter votre dévolu sur le premier autobronzant venu, il faut définir vos besoins et vos habitudes pour savoir lequel vous convient.

Autobronzant en spray : parfait pour les débutantes, le vaporisateur permet de brumiser l’intégralité du corps de façon uniforme (à condition d’être attentive pour ne pas oublier une zone !). Facile à utiliser, il est également pratique pour appliquer l’autobronzant dans le dos, la zone toujours un peu difficile à atteindre… Sa formule sèche rapidement, à condition de ne pas être trop concentrée en huiles.

Autobronzant en gel : sa texture fluide glisse sur la peau et s’étale facilement. Parfait pour les pressées, il pénètre vite l’épiderme pour un temps de séchage rapide. En revanche, ils ont tendance à être un peu moins hydratants !
Les autobronzants en gel ne doivent pas être confondus avec les gels teintés, qui partent sous la douche ! Ceux-là sont bien adaptés pour avoir une coloration immédiate, qu’on peut moduler en mettant plus ou moins de produit. Pas de traces car on voit directement la couleur, mais l’effet n’est qu’éphémère…

Autobronzant en mousse ou en lait : onctueux, les mousses et les laits autobronzants s’étalent facilement et hydratent mieux l’épiderme. Certaines formules sèchent plus facilement que d’autres, selon la formulation et la teneur en huiles : les ingrédients nourrissants permettent de maintenir la peau hydratée et satinée mais allongent un peu le temps de séchage.

Autobronzant en crème : plus riche que la mousse ou le lait, la crème est parfaite pour les peaux sèches car elle hydrate bien la peau, mais elle met un peu plus de temps à sécher !

Autobronzant en lingettes : l’avantage principal, c’est qu’on peut les emporter partout, notamment en vacances ! La répartition du produit sur toute la surface de la lingette permet d’en appliquer largement assez facilement. Vous pensez à la planète ? Rassurez-vous, il existe des formules biodégradables !

beautistas-bien-choisir-son-autobronzant

Mesurer l’effet souhaité et opter pour la bonne teinte

Une fois la texture idéale définie, il vous faut choisir la teinte de votre autobronzant. Les autobronzants donnent des indications sur le rendu : hâle léger, hâle intense… Définissez un objectif réaliste ! Si vous avez la peau très claire, mieux vaut opter pour un hâle léger, qui donnera un effet naturel et minimisera les traces éventuelles.
Dans le doute, optez toujours pour la moins intense, quitte à passer à une teinte au-dessus plus tard.

Il faut savoir que pour un même produit, le résultat varie d’une peau à l’autre, en fonction de votre carnation et de la composition en acides aminés de votre peau. Un même autobronzant peut donc avoir un effet différent entre vous et votre blogueuse préférée !
Notre conseil : essayez-le sur une petite zone peu visible, comme l’intérieur de la cuisse. Si tout semble aller, faites d’abord uniquement les jambes, et si le résultat vous convient, vous pouvez faire le corps entier ! La couleur est trop foncée ? Diluez-le dans votre soin corps habituel pour un effet moins soutenu !

beautistas-bien-choisir-son-autobronzant

Bien appliquer son autobronzant

Lorsque vous utilisez un autobronzant, le résultat dépend bien sûr du produit, mais aussi de la façon de l’appliquer… Car pour bien appliquer son autobronzant, il faut suivre des règles strictes ! Exfoliation, hydratation, temps de séchage d’au moins une demie heure avant de s’habiller… Heureusement, notre guide Comment appliquer son autobronzant vous explique tout, pour un résultat parfaitement uniforme !

Le Lexique

Auto-bronzant : produit cosmétique colorant la peau par réaction chimique, appelée coloration de Maillard.
DHA (Dihydroxyacetone) et Erythrulose : Actifs cosmétiques autobronzants d’origine naturelle colorant les cellules superficielles de la peau par réaction chimique (réaction de Maillard).
Antioxydant : Molécule diminuant l’oxydation de molécules. Les antioxydants permettent de lutter contre les radicaux libres, qui altèrent les cellules et leurs composants.

Voir tous nos guides d’achat beauté