L’Histoire de la Coloration Capillaire

par liane

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Dans presque toutes les civilisations, les cheveux ont une importance particulière. En prendre soin constitue donc une véritable préoccupation. Qu’il s’agisse de les soigner, les hydrater, les laver ou même de les colorer…

Beautiful woman with curly hairstyle against gray backgroundL’objectif initial de la artificielle était d’essayer de cacher les premiers signes de vieillesse… une habitude ne datant donc pas d’hier puisque même Ramsès II se colorait les cheveux. Mais selon les siècles, différentes méthodes étaient utilisées. Il y a 4000 ans par exemple, en Égypte, on se servait du henné parfois mélangé à l’indigo pour modifier la couleur de la chevelure (technique encore utilisée aujourd’hui). Les Romains quant à eux, utilisaient de l’acétate de plomb avec du nitrate d’argent voire même du cyanure métallique, soit un poison très dangereux. L’expression « il faut souffrir pour être belle » prenait ainsi tout son sens.

Au Moyen-Âge, puis durant la Renaissance, les femmes se teignaient les cheveux en blond ou en roux. Le blond vénitien était totalement adulé. On utilisait alors des décoctions de fleurs de camomille ou du citron pour blondir et du safran pour les reflets roux. Un mélange de miel d’alun et de souffre était également très populaire. Mais les résultats étaient seulement temporaires… Il fallut attendre le 19ème siècle (1879) pour commencer à comprendre les procédés de la coloration. Car en vérité, une coloration devait au préalable passer par une décoloration. On commença à se servir d’eau oxygénée pour éclaircir considérablement la couleur des cheveux.

Le 20ème siècle changea la donne, il fut marqué de réelles innovations, la science s’accéléra soudainement. Eugène Schueller (futur fondateur de L’Oréal) proposa dès 1907 des hennés composés à base de sels minéraux. Il nomma son produit L’Auréal (rebaptisé plus tard l’Oréal) en référence à une coiffure célèbre de l’époque. En 1928, la première teinture liquide à partir de colorants organiques fut créée sous le nom d’IMÉDIA. La coloration avait enfin un aspect scientifique, professionnel, crédible. Mais si il était plus facile d’avoir recours à une coloration, l’enlever sans dégâts en revanche n’était pas une mince affaire. En 1935, enfin, les femmes pouvaient se débarrasser de leur coloration sans prendre le risque d’abimer le cuir chevelu.

A partir de ce moment, les progrès et nouveaux produits ne s’arrêtèrent plus. Ces découvertes permirent de mettre au point des produits de coloration atteignant la perfection. Les premiers gels colorants firent aussi leur apparition. Désormais, se colorer les cheveux ne se faisait plus uniquement pour cacher les cheveux blancs, mais tout simplement de façon ludique. Les femmes pouvaient dorénavant changer de en ayant à disposition des milliers de nuances possibles. La gente féminine raffola du blond platine porté par les stars de cinéma. Le mouvement Punk dans les années 70-80 lança la mode des cheveux teints en bleu, vert, rose et autres couleurs vives surprenantes.

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David Bowie et la célèbre coiffure rousse de son alter-ego Ziggy Stardust (« Aladdin Sane » – RCA, 1973)

Il existe désormais différents types de colorations : La est la seule permettant une infinité de nuances ; la quant à elle, apporte des reflets à la chevelure et ravive la couleur d’origine. Enfin la coloration éphémère modifie très légèrement la teinte des cheveux mais pour une occasion spéciale uniquement, elle disparaît après le shampooing. Les femmes ne souhaitant pas changer radicalement de tête, trouvent leur bonheur avec les balayages ou simplement avec quelques mèches de couleur. Depuis plusieurs années, il est maintenant possible de réaliser sa coloration chez soi avec des produits que l’on peut trouver en grande surface ou bien en pharmacie. Des centaines de teintes sont disponibles selon les envies/besoins. Les produits que l’on trouve en grande surface sont moins forts pour la sécurité, ils sont donc moins agressifs. Solution économique mais risquée cependant. Car pour se faire soi-même sa coloration, il faut déjà bien identifier sa couleur de cheveux et choisir un produit fiable, de bonne qualité. Et c’est moins simple que ce qui n’y parait. L’avantage considérable d’aller dans un salon concerne l’avis et la maitrise de l’expert. De plus, les pigments qu’utilisent les professionnels donnent un rendu très naturel et homogène. Sans oublier qu’une perd de son éclat beaucoup plus rapidement.

Depuis 2012, la tendance est au Tie And Dye, le fameux dégradé de couleurs plus claires ou plus foncées sur les pointes. Cette mode a engendré un autre style mais qui n’a pas connu le même succès : le Splashlight. Il s’agit d’une décoloration horizontale en plein milieu des longueurs. Toutes les fantaisies sont désormais possibles (tendances pastel, bronde, etc.) que ce soit chez le coiffeur ou bien chez soi, on peut laisser libre cours à nos envies, youpi !

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Pour ne pas vous tromper, lisez notre guide Comment choisir sa coloration !